La Congrégation des Filles du Saint Cœur de Marie est une congrégation féminine de droit diocésain fondée en 1858. Son fondateur Monseigneur Aloyse KOBES, fut un véritable acteur de progrès et de développement tout rompu à la tâche pour la cause des Noirs. Il ne lésina sur aucun moyen pour réaliser sa visée apostolique qu’il appelait communément « œuvre des Noirs ». Son action se résume en quatre axes :

  • Domaine spirituel : Evangélisation en profondeur de l’Afrique, en ayant une attention particulière à la Femme et aux enfants ; les moyens données par le Père Fondateur sont les œuvres de miséricorde spirituelles et corporelles en ayant pour base, la prière, l’amour de Dieu, l’esprit de foi et le sens du sacrifice ; Ainsi le prélat a favorisé la formation des premières générations de familles chrétiennes solides.
  • domaine professionnel et éducation : En créant des écoles, des internats le prélat a voulu offrir aux jeunes, aux enfants, bref à la race noire – au lendemain de l’abolition de l’esclavage - un cadre propice à son épanouissement, à son émancipation et à l’expression de sa dignité tant bafouée. en créant des ateliers (menuiserie, forge, maçonnerie)
  • domaine intellectuel : création d’une imprimerie pour la production des ouvrages nécessaires à l’enseignement. On lui attribue la publication du premier dictionnaire français /ouolof et grammaire.
  • domaine économique et social : création d’une cotonnerie, d’une ferme agricole pour promouvoir l’auto suffisance alimentaire et économique des populations et d’une infirmerie pour leur faciliter l’accès aux soins.

C’est ainsi que, conscient de la lourde tâche qui lui incombait et des difficultés inhérentes aux conditions climatiques, à la connaissance de la langue et des coutumes ; soucieux de l’éducation des orphelins, des jeunes et des conditions précaires des femmes, Monseigneur se résolut de fonder une congrégation autochtone. Il bénéficiera de la précieuse collaboration d’une religieuse de la congrégation des sœurs de Saint Joseph de Cluny Mère Rosalie CHAPELLAIN, à qui il finira par confier le gouvernement et même la formation des religieuses de l’œuvre naissante. Tâche que les sœurs de Saint Joseph continueront à assurer jusqu’à la seconde moitié du 20ème siècle, période à laquelle le relais sera pris par les FSCM.
Désormais l’institut des FSCM devra prendre sa destinée en main ! Une réorganisation interne s’avère nécessaire afin de s’adapter aux nouvelles réalités.