A une époque où on accordait peu de place à la femme, parce que traditionnellement victime des pesanteurs sociologiques, Aloyse Kobes a voulu faire de la congrégation des FSCM, un vecteur de développement. Pour le prélat, « il fallait la religieuse africaine, familiarisée avec les langues et les mœurs du pays ; pouvant circuler et séjourner partout pour catéchiser les personnes de leur sexe, visiter et soigner les malades, sachant se mettre au niveau de la femme indigène, lui inspirer confiance…. ». (Histoire des origines, p.1).
Les premières religieuses furent donc de précieuses collaboratrices des prêtres dans les missions catholiques. Aussi, consacrent-elles le plus clair de leur temps à la prière, à la promotion spirituelle et humaine des populations en particulier les enfants avec une prédilection pour les orphelins, les femmes, les soins des malades en cette période de guerre et de grandes pandémies.
Présente aujourd’hui dans toutes les régions du Sénégal, en Guinée Bissau, aux Iles du Cap Vert, au Mali, en Centrafrique, au Tchad, au Niger et en France, la congrégation est au service de l’évangélisation à travers des œuvres spirituelles et des activités caritatives.
Toujours fidèle à sa mission première, elle œuvre au développement intégral de l’homme et s’investit dans :

  • l’enseignement de la catéchèse ;
  • l’éducation de la femme, de la jeune fille et des enfants ;
  • le bien-être des populations à travers les structures de santé, d’enseignement et la promotion féminine ;
  • la lutte contre la pauvreté pour un développement des plus défavorisés.

Aussi une adaptation à une nouvelle forme d’apostolat s’est avérée nécessaire pour mieux répondre aux besoins de l’Eglise et de nos contemporains. Les maux dont souffre l’Afrique (pandémie du sida, mobilité humaine ; les femmes et enfants de la rue, les filles mères) auxquels s’ajoutent toutes sortes de pauvretés (morale, humaine, matérielle, spirituelle, psychologique, intellectuelle) retiennent désormais l’attention des sœurs.