Ce retour aux sources nous fait évoquer, une figure marquante de l’histoire des filles du Saint Cœur de Marie, c’est le Vénérable François Marie Paul Libermann.
Personnellement, parler de lui me rappelle le pèlerinage que je fis en 2003 lors de la célébration des 300 ans des Pères Spiritains. Un pèlerinage qui me conduisit de Paris à Fessenheim en passant par Saverne pour rendre hommages à ces deux grands hommes.
Faire un clin d’œil au travers de ces lignes, c’est nous incliner devant la mémoire.
Voilà 170 ans qu’il s’est endormi dans le Seigneur !
Revisitons l’histoire pour faire une esquisse de la grande et belle amitié entre ces deux hommes.
Au cours de l’année académique 1840-1841, Kobès et Libermann ont vécu au Grand Séminaire de Strasbourg sans vraiment entretenir un réel contact, le jeune séminariste Kobès préférait rester dans l’expectative, malgré l’agitation de tous autour de ce projet de fondation.
A la fin de son séjour dans la maison de formation, François Marie Paul Libermann a tout de même gardé une relation épistolaire soutenue avec ses vaillants condisciples et à deux ou trois reprises, il a fait mention de Aloyse Kobès dans ses lettres : « (…) je serai aussi sincèrement uni à MM. Acker, Freyd et Kobès. Dites à ce dernier que, quoique je ne l’aie guère vu et que je n’ai guère causé avec lui à Strasbourg, son âme m’est cependant particulièrement chère en Notre Seigneur »
La rencontre effective de Libermann et Kobès eut lieu pendant que celui-ci a entamé le noviciat, nous sommes en septembre 1846. Une fois la formation du noviciat terminée, le jeune profès bénéficie de la confiance du Père Libermann et laissez-moi vous dire qu’au-delà d’une admiration mutuelle, une vraie amitié naîtra entre eux et au fil des années, une collaboration on ne peut plus exemplaire.
Après avoir proposé à Rome son collaborateur et ami comme évêque-coadjuteur pour la mission des Deux-Guinées, Libermann s’est toujours inquiété de la vie de ses confrères en terre de mission. « Le bon Père a souffert horriblement. Son agonie a duré quatre (4) jours ; depuis le jeudi où on lui a donné l’Extrême Onction, jusqu’au lundi à 3h 30. (…) il nous disait qu’il offrait ses souffrances à Dieu pour la Guinée ; il répété plusieurs fois : pauvre Guinée ! Monseigneur Kobès… Monseigneur Bessieux !... puis il nous a recommandé la ferveur, la charité, l’union »
Pour les héritiers de Libermann au Sénégal il est important de noter les 170ans de sa mort ; ainsi que les 150 ans de la mort de Aloyse Kobès. Les défis sont d’actualité !
Puissent les vertus et qualités de ces grands hommes inspirer notre agir au quotidien et leurs intercessions nous accompagner sur les chemins de la Mission !