A l’heure du « marcher-ensemble », et surtout en voyant au cours de la récente célébration de la solennité de Saint Joseph à Ngasobil, domaine légué par de l’Evêque des Noirs ; je me suis exclamée : « En voilà un exemple de marcher-ensemble ». Et avec cette actualité forte sur la Synodalité, les héritiers spirituels de Monseigneur Aloyse Kobès devraient prendre la balle au bond et vivre en actes et en vérité hic et nunc cette fraternité qui est leur héritage commun.
En effet, Mgr Kobès face aux réalités de la mission a compris aisément combien les natifs du pays pourraient et devraient répondre par leur présence effective sur le champ apostolique.
Il s’est donc attelé mettre en place les mécanismes nécessaires à la formation et restructuration du clergé diocésain, emboîtant le pas à Libermann et Mère Anne-Marie Javouhey : « Les différentes affaires que j’ai eues depuis quelque temps à traiter au sujet des prêtres indigènes de la colonie, semblent me jeter quelques lumières sur cette matière. Je suis convaincu plus intimement que jamais que le clergé indigène nous est nécessaire. J’ai vu par M. Fridoil qu’un bon prêtre noir fera plus de bien dans un an que trois blancs dans trois ans ». C’est ainsi qu’il l’écrivait à Libermann le 28 juin 1849
Ensuite, il a fondé avec courage et détermination les Filles du Saint Cœur de Marie. Il écrit à son Supérieur le Père Schwindennhammer, le 13 janvier 1858 : « L’œuvre des sœurs indigènes paraît mûre en ce moment. (…) Il paraît toujours évident que cette œuvre doit être locale et indigène.
A propos de cette deuxième fondation, il écrivait à Libermann le 06 août 1849 « Je crois du reste que la divine Providence nous prépare des frères noirs. Celui que nous avons en ce moment est maçon de profession. Mais de plus, il nous fait une meilleure cuisine que tous nos frères blancs », et cela préfigurait l’existence des Frères Missionnaires de Saint-Joseph.
Oui, nous sommes frères et sœurs, c’est une vérité ! Comment le vivons aujourd’hui réellement ? Voilà la question qui appelle une réponse sans détour !
A la fin du ce mois dédié à Saint Joseph, nous lui demandons de nous garder unis et nous confier à Jésus et Marie !